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L'Ouvre Boite: Zappos offre une prime de départ à ses nouveaux employés

  • Lex · 1 year ago
    Excellente cette technique !
    Un peu comme dans NEXT au final ;p
  • Thomas · 1 year ago
    "vous aurez encore plus tendance à rester chez Zappos à l’avenir, car vous aurez la sensation d’avoir “perdu” les $1000 si finalement vous partez, même au bout de 6 mois!".

    Faudra que tu me trouve un salarié qui reste dans une boite parce qu'il se dit que comme il n'est pas parti 6 mois avant, il ferait aussi bien de rester. Ce serait non seulement stupide de la part du salarié qui perdrai son temps dans une boite qui ne lui conviendrai plus et ce ne serait pas bon pour l'entreprise qui se retrouverait avec des salariés qui ne resteraient dans l'entreprise que pour d'obscures raisons.

    Perso, si je travaillais depuis 3 mois chez Zappos et que cela ne fonctionnait pas pour moi, je démissionnerai en me disant que j'ai été con de ne pas le faire 2 mois plus tôt, mais j'hésiterai pas une seconde.

    Concernant Mme O, elle ferait mieux de consulter les horaires au lieu de nous faire chier. En plus, qu'est ce qu'elle fout un soir de pluie à minuit à attendre le bus.

    En fait, en y réfléchissant un peu, j'ai du mal à comprendre ton parallèle entre la théorie de Joule (seuls les actes engagent les hommes et ils ont tendance à rationaliser leurs actes après coup) et ton exemple de Zappos et ses employées qui "aimeront plus leur boite parce qu'il aurait refusé le chèque".

    Note : j'ai pas lu Joule. Je ne le connaissait pas auparavant et peut-être que sa théorie va plus loin. Ptet que je dis que des conneries.
  • Julien · 1 year ago
    Thomas,

    Aucun salarié ne "se dit" qu'il doit rester à cause des 1000$... tout ceci est inconscient, c'est d'ailleurs pour cela que cela s'appelle de la manipulation! Le phénomène s'appelle en fait "le piège abscon" et cela nous est tous arrivés un jour de persister dans une décision, tout étant parfaitement conscient "qu'à froid", nous n'aurions pas fait le même chose!

    Pour ce qui est de la théorie de l'engagement et le rapport avec Zappos, l'idée est simple : si tu as choisi librement de refuser le chèque, tu as fait un "acte" qui va guider/influencer ta facon de penser à l'avenir... Si tu l'as refusé c'est que tu considèrais que ton nouveau job valait plus que ça et, ça, tu le penseras d'autant plus que tu as refusé le chèque!
  • Thomas · 1 year ago
    En fait, dans le cas de Zappos, je pense que ce n'est pas le chèque que tu as refusé, mais le Job que tu as accepté, et ça fait une grande différence.
  • Julien · 1 year ago
    On est d'accord, mais l'un implique l'autre et, si Zappos te propose le chèque, c'est que ça change les choses!
  • Martin · 1 year ago
    En voici une technique d'encadrement intéressante ! Mais faut-il pour autant y voir de la manipulation ? Si à chaque innovation ou possibilité à ses salariés de faire des choix, l'employeur est taxé de manipulation, on n'ira pas très loin !

    Pour ma part, lorsque j'ai encadré des équipes (là, je bosse seul pour l'instant dans ma nouvelle start-up ;-)), avant d'assigner une tâche à mes collaborateurs, je venais avec une définition du besoin simplement exprimée, une proposition de planning et une proposition de solution à appliquer. Au collaborateur de me dire alors si le planning lui paraît juste ou non (dans quel cas, il propose de l'allonger ou de le raccourcir), ou si la solution proposée lui paraît correcte ou non (dans quel cas il m'en propose une nouvelle), voire même si le besoin est bien défini (à défaut de quoi, à lui de faire une contre-proposition mieux formulée). Après une telle validation, le collaborateur s'étant lui-même exprimé sur son travail, son planning et sa méthode, il est rare qu'il vienne râler. D'ailleurs, lorsque je doute de la pertinence de ses propositions, la première fois, je lui laisse tout de même la possibilité de me démontrer que j'avais eu tort d'en douter. Et en général, il fera tout pour me démontrer qu'il avait raison, y compris des heures supplémentaires sans qu'elles ne soient demandées, ou une application particulière dans son travail. Dans presque tous les cas, ça donne de bons résultats, et sinon, le collaborateur est suivi de beaucoup plus près (il m'avait alors sur le dos une bonne partie de la journée pour que je valide chacune de ses actions et corrige ses défauts).

    Donner des choix et permettre aux collaborateurs de les assumer, qu'ils soient bons ou mauvais, est-il vraiment de la manipulation ?
  • Julien · 1 year ago
    Salut Martin,

    Oui, il s'agit bien de manipulation, mais il est vrai que le terme est connoté et qu'on a vite tendance à penser que c'est mal... Nous sommes manipulés en permanence; et surtout par nous même, sans que cela soit un problème! Enfin, comme l'explique Joule dans son bouquin, la manipulation permet aussi d'obtenir ce que l'on souhaite sans utiliser la force!

    D'ailleurs, lorsque quelqu'un vous arrete dans la rue pour vous faire signer une pétition avec une phrase du genre "Voulez-vous sauver la planète?", c'est de la manipulation, même si la cause est bonne... Si lorsque vous êtes au restaurant une personne qui part au toilette vous demande si vous accepetez de surveiller son sac; c'est encore de la manipulation; car votre attitude -en cas de vol- serait différente si on ne vous l'avait pas demandé!